Minute de marché : la situation financière du Canada alors que la guerre commerciale commence

Minute de marché : la situation financière du Canada alors que la guerre commerciale commence

L'indice des conditions financières RSM Canada reste modestement accommodant, malgré le choc énergétique et l'inquiétude croissante concernant les relations entre les États-Unis et le Canada.

L'indice est un aperçu composite du risque pris en compte sur trois marchés financiers (marchés monétaire, obligataire et boursier) ainsi que de la performance du marché des matières premières.

Les conditions financières affectent directement la volonté d'emprunter et de prêter, et elles jouent un rôle important dans la croissance économique du Canada et dans la valeur du dollar canadien.

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Les valeurs des indices pour chacun des marchés sont calculées sous forme de scores Z (écarts types), les valeurs de l'indice supérieures à zéro indiquant une situation financière accommodante (moins de risque), tandis que les valeurs de l'indice inférieures à zéro suggèrent plus de risque et un climat d'investissement moins propice à la croissance.

Actuellement, notre indice se situe à 0,7 écart-type au-dessus de zéro.

Réponse à l'incertitude

Le ralentissement des conditions financières témoigne de l’incertitude à laquelle sont confrontés les investisseurs.

Le fait que les marchés financiers restent modestement accommodants malgré la perturbation des tarifs douaniers américains et le choc énergétique témoigne probablement de la confiance dans la réponse des autorités monétaires et politiques aux événements extérieurs et dans la position du Canada en tant que fournisseur d'énergie.

Si l'indice n'est pas tombé en dessous de zéro, c'est grâce à la résilience du marché boursier face aux turbulences extérieures.

La hausse des prix du pétrole constitue un avantage pour le produit intérieur brut nominal du Canada. Et même si l'inflation au Canada a augmenté jusqu'à 3 pour cent, ce qui constitue le sommet de l'objectif politique de la Banque du Canada, l'inflation a plus ou moins résisté au pire du choc énergétique, avec des gains localisés dans le secteur de l'énergie.

Politique monétaire

Les marchés à terme s'attendent à ce que la Banque du Canada resserre sa politique monétaire en réponse à ce qui sera très probablement les effets durables du choc énergétique et de la guerre commerciale contre l'inflation. Le marché couvre ces paris, ce qui implique qu'il n'y aura pas de hausse de politique avant la réunion de janvier de la Banque du Canada.

Le marché obligataire

Le marché obligataire partage ce sentiment, avec des rendements obligataires à 2 ans à 2,75 pour cent intégrant deux hausses de taux de 25 points de base.

L’augmentation de l’inflation et la probabilité de hausses de taux réduisent le rendement réel pour les investisseurs détenant les obligations jusqu’à l’échéance, tout en augmentant l’attrait pour les emprunteurs à long terme qui peuvent rembourser leurs prêts en dollars canadiens dégonflés si l’inflation se maintient.

Les rendements obligataires à long terme augmentent dans toutes les grandes économies. Les rendements à dix ans aux États-Unis et au Canada se négocient au sommet de leurs fourchettes récentes, menaçant les percées à chaque décision politique malheureuse.

Le marché des actions

La performance du marché boursier canadien pourrait avoir davantage à voir avec la spéculation qu'avec la croissance économique. Mais on ne peut nier l’attrait de ses rendements pendant la reprise post-pandémique.

Comme aux États-Unis, le marché boursier canadien a soutenu les conditions financières globales.

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