Faire face à l'expiration du crédit ACA : comment les prestataires peuvent faire face aux pressions en matière de couverture et de coûts
La semaine dernière, une audience du Congrès intitulée « Rendre les soins de santé abordables à nouveau : guérir un système défaillant », a placé l’abordabilité au centre du débat national sur les soins de santé. Les législateurs, les leaders de l'industrie et les défenseurs des patients se sont réunis pour relever les défis urgents auxquels sont confrontés des millions d'Américains, au premier rang desquels l'expiration imminente des crédits d'impôt améliorés de l'Affordable Care Act (ACA) et le besoin plus large d'une réforme systémique.
L’ACA a fondamentalement remodelé la couverture santé aux États-Unis en rendant les primes plus abordables pour des millions de personnes grâce à des crédits d’impôt anticipés sur primes (APTC). Les APTC améliorés, introduits dans le cadre du plan de sauvetage américain et prolongés par l’Inflation Reduction Act, devraient expirer fin 2025, sauf intervention du Congrès. Ce carrefour politique entraîne d’énormes implications pour les consommateurs, les assureurs et les prestataires de soins de santé.
Le renouvellement de ces crédits pourrait coûter environ 350 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, mais les laisser expirer risque de provoquer une hausse des taux non assurés et des hausses de primes. Près de 24 millions de personnes sont inscrites aux plans du marché ACA en 2025, soit le double du nombre de 2020, et 93 % comptent sur les APTC pour maintenir une couverture abordable. Si les crédits améliorés disparaissent, l’accessibilité financière pourrait s’effondrer pour des millions de personnes, en particulier pour ceux aux revenus les plus faibles.
Les APTC améliorés fonctionnent en envoyant des paiements gouvernementaux directement aux compagnies d’assurance afin de réduire les primes mensuelles des ménages éligibles, mais les assureurs fixent eux-mêmes les taux de prime sous-jacents. À mesure que les crédits améliorés expireront, les coûts pour beaucoup augmenteront à mesure que les familles perdront leurs subventions. Et, quels que soient les crédits, les primes augmentent fortement : les assureurs prévoient une augmentation de 18 % pour 2025, tirée par l’inflation, le coût de la main-d’œuvre, les médicaments coûteux et l’évolution du pool de risques à mesure que les inscrits en meilleure santé quittent les bourses.
Pour les prestataires, les répercussions pourraient être profondes. Les hôpitaux et les systèmes de santé, en particulier ceux qui desservent les zones rurales, pourraient connaître une augmentation des soins non rémunérés, une détérioration de la composition des payeurs et une augmentation des créances irrécouvrables à mesure que davantage de patients perdent leur couverture. Les pressions opérationnelles vont s'intensifier à mesure que les volumes de patients évoluent de manière imprévisible, aggravées par des changements politiques plus larges comme le One Big Beautiful Bill Act.
Que doivent faire les prestataires ?
Les systèmes de santé devraient renforcer l’aide à la scolarisation, plaider en faveur de filets de sécurité au niveau des États, surveiller les indicateurs financiers et investir dans des partenariats communautaires pour aborder les déterminants sociaux de la santé. Une planification stratégique et une adaptation agile sont essentielles à mesure que le paysage politique évolue.
Les audiences de la semaine dernière soulignent la complexité des soins de santé aux États-Unis, où la hausse des primes, l'inflation et les pressions sur le marché du travail entrent en collision avec les attentes des consommateurs en matière d'accès et d'abordabilité. Pour les prestataires, maintenir la résilience opérationnelle et la confiance de la communauté nécessitera un engagement proactif et une discipline en matière de coûts.
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