Le Canada envisage une désinflation avec la baisse des prix de l’essence

Le Canada envisage une désinflation avec la baisse des prix de l’essence

L’indice des prix à la consommation du Canada en octobre parle haut et fort : la désinflation est là et aucune autre hausse des taux par la Banque du Canada n’est nécessaire.

L’inflation est tombée à 3,1 % sur une base annuelle, selon Statistique Canada mardi. Sur une base mensuelle, les prix ont baissé de 0,1%. Cette chute est en grande partie due au fait que les prix de l’essence ont diminué de 7,8 %. Les mesures de l’inflation sous-jacente ont également poursuivi leur tendance à la baisse.

L’essentiel de l’inflation est alimenté par les taux d’intérêt hypothécaires, effet direct de la politique monétaire.

En excluant les versements hypothécaires, l’inflation est tombée à 2,2 %, ce qui est proche de l’objectif d’inflation de 2 % de la Banque du Canada. Hors logement, l’inflation est restée inférieure à l’objectif, à 1,9 %.

Dans les mois à venir, les pressions sur les prix continueront de s’atténuer. Les dépenses de consommation globales ont stagné, même avec une immigration plus forte. Par habitant, les dépenses de consommation ont chuté.

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Les ménages confrontés à des remboursements hypothécaires plus élevés réduisent désormais leurs dépenses discrétionnaires. Et ce n’est qu’un début, car de plus en plus de prêts hypothécaires seront renouvelés à des taux plus élevés dans les mois à venir.

Les prix de l’essence sont restés bas en novembre, de sorte que le rapport sur l’IPC du mois prochain devrait également montrer un ralentissement des hausses de prix.

Les données

Sur une base annuelle, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 5,6 %, ceux des produits d’épicerie ayant augmenté de 5,4 %, bien au-dessus du chiffre global mais au niveau le plus bas des deux dernières années. Le ralentissement, notamment dans le secteur des légumes frais (5% sur un an), est une bonne nouvelle pour les ménages.

Les prix des services ont augmenté de 4,6%, le plus élevé depuis mars de l’année dernière, probablement en raison de la croissance des salaires. Les prix des services sont restés stables tout au long du cycle inflationniste, les entreprises ayant répercuté la hausse des coûts de main-d’œuvre sur les consommateurs. Mais avec le déclin de la demande des consommateurs et le ralentissement potentiel de la croissance des salaires, il est peu probable que cette situation perdure.

Le logement est un point sensible dans la lutte contre l’inflation. En plus de la hausse des versements hypothécaires, les impôts fonciers ont augmenté de 4,9 %, car les municipalités avaient besoin de budgets plus importants pour couvrir la hausse des coûts.

La pénurie de logements a également maintenu des pressions à la hausse sur les loyers, qui ont augmenté de 8,2 % en octobre, plus rapidement qu’en septembre. Le logement est le seul domaine qui connaîtra peu de soulagement dans les mois à venir.

Les plats à emporter

Le rapport sur l’inflation est le dernier signe d’un ralentissement de l’économie qui devrait inciter la Banque du Canada à se sentir à l’aise de maintenir son taux directeur inchangé le mois prochain. À ce stade, la banque centrale peut rester les bras croisés et laisser les forces de la politique monétaire se frayer un chemin dans l’économie, maintenant ainsi l’inflation à près de 3 %.

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