L'inflation au Canada est restée stable à 3,1 %

L’inflation au Canada est restée stable à 3,1 %

L’inflation au Canada n’a pas progressé en novembre, restant stable à 3,1 %. Mais l’inflation sous-jacente, hors logement et alimentation, a continué de baisser et s’est établie autour de 3,5%, nettement inférieure à son niveau du début de l’année.

L’alimentation et le logement restent les principaux moteurs de l’inflation. D’une année sur l’autre, les frais d’intérêt hypothécaires ont grimpé de 29,7 %, soit le principal contributeur à l’inflation. Les loyers ont augmenté de 7,4%. Hors logement, l’inflation est tombée à 1,9 %, le niveau d’avant la pandémie.

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Le fait que la politique monétaire soit désormais un moteur de l’inflation devrait donner à la Banque du Canada une certaine marge de manœuvre pour amorcer des réductions de taux l’année prochaine afin d’éviter un atterrissage plus difficile que nécessaire de l’économie.

Les prix de l’énergie ont baissé de 5,7%. Une partie de cette diminution est due à la suspension temporaire de la taxe fédérale sur le carbone sur le mazout. Les prix de l’essence ont chuté de 3,5 %, soit moins qu’en octobre et ont contribué à l’inflation.

Les données

Les prix des biens ont augmenté de 1,4% sur une base annuelle, poursuivant leur décélération, tandis que la croissance des prix des services est restée stable à 4,6%. Les pressions sur les prix dues à la pandémie ont pour l’essentiel disparu dans le secteur des biens et persistent uniquement dans le secteur des services.

Les prix des voyages organisés ont augmenté de 26,1 % en raison des événements organisés dans les villes de destination des États-Unis. Même si les ménages resserrent leurs budgets et réduisent leurs dépenses, les voyages restent un domaine qui résiste.

Les prix des restaurants ont augmenté de 5,5 %, ce qui reste supérieur à l’inflation globale mais le plus bas depuis le début de l’année dernière. Alors que les ménages s’efforcent de réduire leurs dépenses, même en matière de services, la demande de restauration a chuté, laissant moins de marge aux restaurants pour augmenter leurs prix malgré des coûts de main-d’œuvre plus élevés.

Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 4,7 % sur une base annuelle, soit le rythme le plus lent en deux ans.

Les prix des boissons non alcoolisées, en baisse de 0,6%, et des légumes frais, en hausse de 2,5% ont contribué à la décélération des prix des produits d’épicerie, tandis que la viande, en hausse de 5,0%, et le sucre et les confiseries, en hausse de 8,3%, ont augmenté à un rythme plus rapide. .

Même avec des augmentations plus faibles, les niveaux de base des prix des produits alimentaires ont tellement augmenté au cours des deux dernières années que des augmentations encore plus faibles continueront de mettre les ménages à faible revenu en difficulté.

Les plats à emporter

Malgré un rapport sur l’inflation quelque peu décevant, il y a eu suffisamment de décélération pour que la Banque du Canada puisse se sentir à l’aise pour commencer à réduire ses taux au deuxième trimestre.

Nous prévoyons quatre baisses de taux de 25 points de base l’année prochaine, avec de nouvelles réductions en 2025 pour atteindre 3 %. Dans une nouvelle ère caractérisée par des chaînes d’approvisionnement plus tendues, des coûts de main-d’œuvre plus élevés et plus d’incertitude, 3 % est probablement le taux directeur neutre.

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